Le Sacrifice (
Offret) est le dernier film du réalisateur russe
Andrei Tarkovski, sorti sur nos écrans en
1986.
Il met en scène le déclenchement d'une Troisième Guerre mondiale.
Synopsis
Nous nous trouvons dans un archipel isolé près des côtes suédoises et une petite communauté se trouve complètement coupée du monde, suite à ce qu'on suppose être des bombardements ou, pire, un nouvel holocauste nucléaire. Le monde est au bord de la faillite. Qui pourra survivre? Si la guerre paraît être un acte irrationnel, c'est également un acte irrationnel qui pourra l'arrêter. Celui qui sauve le monde, Alexandre (
Erland Josephson), en rendant visite une nuit à une femme (
Susan Fleetwood) qui a perdu la raison, sera pris à son tour pour fou et interné comme tel à la fin du film : il essaie alors d'échapper à des hommes en blouse blanche, tandis qu'on voit au loin sa maison se consumer: ne vient-il pas de l'enflammer pour avoir devant lui cette image de pureté, cette chaleur qui rassure? Son sacrifice a sauvé le monde, mais sitôt l'électicité rétablie chacun oublie son angoisse et retourne à son rationalisme, à son matérialisme.
Commentaire
Ce dernier film de Tarkovski, d'une beauté fulgurante, est encore, comme aimait à le rappeler son réalisateur : "une
Prière". L'artiste a reçu la mission de servir la spiritualité. L'art est un don mis au service de l'âme et de l'humanité. Le cinéma utilise le moyen de l'émotion, du sensible, pour "toucher" l'intériorité du spectateur. En cela, comme le héros d'un de ses films,
Andréi Roublev, Tarkovski est peintre d'icônes, et peut-être mieux encore, peintre d'icônes mobiles, vivantes. L'oeuvre se termine sur ces paroles prophétiques : " Au commencement était le Verbe".
Fiche technique
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Lien externe
Le_Sacrifice sur l’Internet Movie Database